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samedi 15 août 2020

Le plaisir de vivre


Ainsi, l’art de la cuisine, 

tout éphémère qu’il soit, 

dépasse de loin le plaisir de manger. 

Les cinq sens se combinent 

pour apporter cette touche subtile 

que le rustaud ne saura saisir.


Didier Hallépée

écrivain français

1955-2015

Histoire de l'Art 


mercredi 31 juillet 2019

Le chant du monde



Tout est de grande valeur : 
une foule, un visage, des visages, 
une démarche, un port de tête, 
des mains, une main, 
la solitude, 
un arbre, des arbres,
une lumière, 
la nuit, 
des escaliers, des corridors, 
des bruits de pas, 
des rues désertes, 
des fleurs, 
un fleuve, des plaines, l’eau, 
le ciel, 
la terre, 
le feu, la mer, 
le battement d’un cœur, 
la pluie, le vent, 
le soleil, 
le chant du monde, 
le froid, le chaud, 
boire, manger, dormir, 
aimer. 

Jean Giono 
écrivain et scénariste français 
1895-1970 
La Chasse au bonheur

jeudi 17 avril 2014

Bonheur du jour





Durant les dernières semaines, mes découvertes culturelles ont été pour la plupart décevantes. Pas de grands bonheurs de lecture, peu de films passionnants, seulement quelques séries télévisées. Le duo Holmes et Watson d’Élémentaire continue de nous faire sourire et Salle de nouvelles, une série trépidante bien menée, tranche avec la violence de la plupart des réalisations que nous présente la télé américaine. Je reparlerai plus en détail d'autres séries, celles qui s'achèvent et celles à venir.

Toutefois, j’ai revu hier l’un des films les plus bouleversants que j’ai pu voir dans ma vie, Bleu, une réalisation de Krzysztof Kieslowski. Comment peut-on survivre à la disparition brutale de deux êtres aimés, comment peut-on continuer à vivre, c’est là la question à laquelle toute personne est placée au moins une fois au cours de son existence, c'est la prémisse de ce film. Juliette Binoche incarne avec une sobriété et une justesse remarquables une femme brisée par la douleur de la perte. Jamais un réalisateur ne l’aura filmée avec autant de sensibilité, jamais la comédienne n’aura été aussi belle, aussi généreuse, aussi transparente pour traduire la peine, la révolte sourde et l’horreur, le pardon et le renoncement, le retour au bonheur de vivre. La musique du film, tout en nuances et en silences, est aussi un personnage puisque le disparu était musicien. Rien de plaqué ici, une trame sonore vibrante qui fait écho aux images et donne force et émotion à cette œuvre grandiose. Pour qui aime le cinéma, c’est un film à voir, et à revoir plusieurs fois.