Des films, des
téléséries, des livres, des disques, le choix est vaste quand on veut se
divertir. Dans cette troisième chronique, je vous propose l'émouvant récit de
Deni Y. Béchard, magnifiquement traduit de l’américain par Dominique Fortier.
On entre dans ce
livre comme on entre en amitié. L’auteur nous raconte par le menu détail la
fascination et la redoutable influence qu’exerce sur lui son père, lequel se
révèle un voyou instable, menteur, braqueur de banque et peut-être bien
meurtrier. Or ce père est également un magnifique conteur épris de nature que
l’enfant émerveillé va chercher à imiter en devenant à son tour un bagarreur et
un solitaire. Entre la détresse et l’enchantement, on grandit avec l’enfant et,
comme lui, on est pris de compassion pour le déraciné qu’est
son père dont il narre avec une émouvante générosité la prévisible déchéance.
Un récit humble, un portrait bouleversant et la naissance d'un écrivain à suivre.
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