samedi 14 septembre 2013

Le sourire du samedi




« Quand on voit ce qu’on voit, pis qu’on entend ce qu’on entend,
on a raison de penser ce qu’on pense.»

Coluche

vendredi 13 septembre 2013

La pensée du vendredi treize




« Je m'endors en pensant comme chaque soir 
que le plus beau est à venir. »

Christian Bobin

jeudi 12 septembre 2013

Un modèle humain avec des plumes




L’alerte du goéland
Article d’Isabelle Burgun publié le 10 septembre 2013
Agence Science-Presse

Le mal-aimé goéland pourrait-il servir de «canari» pour les contaminants environnementaux? Les chercheurs du Centre de recherche interinstitutionnel en toxicologie de l’environnement de l’UQAM, qui étudient l’immense colonie de goélands à bec cerclé logés sur l’île des Lauriers (96 000 individus entre Montréal et Varennes) le pensent.

Omnivore et stratégique, le goéland visite une variété d’habitats afin de se nourrir : le fleuve, les champs agricoles et les villes. Ce «rat du ciel» y laisserait même quelques plumes que les biotoxicologues s’empressent d’analyser afin de dépister la contamination et ses effets sur sa santé.

«Le goéland fréquente les mêmes endroits que nous. Ce qu’il respire, on le respire aussi. C’est un modèle humain avec des plumes!», affirme Jonathan Verreault, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en toxicologie comparée des espèces aviaires.
Contrairement au cormoran ou au fou de Bassan —tous deux piscicoles—, l’alimentation variée du goéland, au sein de sites parfois peu recommandables, l’expose à divers contaminants. Il serait particulièrement sensible aux retardateurs de flamme, les fameux «209» ou BPDE, des produits chimiques utilisés dans les plastiques, les matelas et les appareils électroniques pour les rendre ignifuges.

Dans les prises de sang et le foie des oiseaux, les chercheurs ont relevé un inquiétant cocktail toxique riche en BPDE, mais aussi en d’autres contaminants: mercure, BCP, etc. Et ce serait par les plumes que ces composés, dont les BPDE, un produit à forte adhérence chimique, pénètreraient l’animal. «Lors du nettoyage de ses plumes, le goéland l’ingèrerait», explique le chercheur. L’exposition aérienne à la poussière contaminée serait la voie d’accès.

Face aux nombreux composés présents dans l’environnement (voir ci-dessous), une solution pour préserver la santé du goéland serait de revenir à un choix de matériaux plus résistants et moins nuisibles pour l’environnement. La poussière issue de la dégradation de ces autres matières s’avérerait aussi moins toxique pour ceux qui la respirent, en commençant par nos jeunes enfants.

Inquiétants BPDE
Des meubles à la télévision, les composés retardateurs de flamme se retrouvent partout. Ils composent jusqu’à 30% des matériaux des meubles rembourrés, tissus et autres matelas bien que leurs effets toxiques sur la santé restent encore méconnus, s’inquiètent les scientifiques. Dans cette famille de 24 composés, les polybromodiphényles éther (BPDE)– le sujet de cette étude– sont les plus utilisés dans notre environnement. Soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens, ils se nichent pourtant même au sein de peluches que les enfants portent à la bouche!




mercredi 11 septembre 2013

La pensée du mercredi




« C’est n’être bon à rien que n’être bon qu’à soi. »

Voltaire


mardi 10 septembre 2013

Le soleil est vert !




L'univers comme vous ne l'avez jamais vu!
Sébastien Carassou, le 4 septembre 2013, 15h44

« Dans Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry nous apprend que «l'essentiel est invisible pour les yeux». Une maxime d'une portée telle qu'elle peut à elle seule résumer notre quête pour comprendre l'univers qui nous entoure.

Pendant près de 3,8 milliards d'années, la vie sur Terre s'est développée autour du Soleil, une étoile de taille moyenne rayonnant dans tout le spectre électromagnétique, mais pas de manière égale: son maximum d'émission se situe dans le vert.

Pour cette raison, nos yeux, véritables caméras destinées à concentrer la lumière et à la convertir en signaux électriques interprétables par le cerveau, ont évolué de manière à détecter principalement ces longueurs d'onde, où l'énergie est en abondance. Pour l'Homme, le domaine du visible se situe entre 400 et 800 nanomètres, et nous percevons la couleur verte mieux que toutes les autres. Mais alors, vous me dites, pourquoi le Soleil nous apparaît-il jaune, et pas vert ?

Tout d'abord, petite correction: depuis l'espace, le Soleil apparaît complètement blanc ! Car même si plus d'énergie est émise dans le vert, les photons* de toutes les couleurs nous parviennent tous en même temps ! Mais sur Terre, c'est une autre histoire. En cognant sur les molécules d'air de l'atmosphère, les photons
 sont absorbés puis réémis dans toutes les directions et ce de manière sélective: les photons de courte longueur d'onde (plus bleus) sont d'avantage déviés que les photons de grande longueur d'onde (plus rouges). Ce phénomène, couplé au fait que notre cerveau réalise la synthèse de toutes les couleurs qu'il voit, donne non seulement au ciel sa couleur bleue, mais aussi au Soleil sa teinte jaune!

Mais l'univers est bien plus riche que nos sens ne nous permettent de percevoir ! Le domaine du visible ne représente en effet qu'une infime fraction de la totalité du spectre électromagnétique.
D'autres espèces se sont bien sûr adaptées à vivre dans des environnements qui les ont poussés à exploiter d'autres domaines de longueurs d'ondes ou même d'autres propriétés de la lumière. L'exemple le plus impressionnant en est certainement la squille, ce petit crustacé multicolore d'une vingtaine de centimètres que l'on peut trouver dans l'océan Pacifique et Indien. Chef d’œuvre de la nature, celle-ci possède un champ de vision qui s'étend à l'ultraviolet et à l'infrarouge, des yeux dont chacun est capable de voir en 3 dimensions indépendamment de l'autre, et qui peut s'orienter, à la manière des abeilles, en détectant la direction des oscillations des ondes lumineuses !

Mais grâce aux télescopes, l'Humanité est bien la première espèce à pouvoir étaler son champ de perception à tout le spectre électromagnétique. Nos radiotélescopes scrutent les confins de l'univers, à la recherche des astres les plus étonnants: des pulsars, ces étoiles en fin de vie en rotation extrêmement rapides, aux noyaux actifs de galaxies, les objets les plus lumineux de l'univers. Grâce à eux, nous savons à présent que nous baignons tous dans la lumière rémanente du Big Bang, et nous étudions en détail les gigantesques nuages d'hydrogène qui donnent naissance aux étoiles.

L'astronomie infrarouge nous permet (entre autres) de sonder l'intérieur même des nébuleuses, complètement opaques dans le visible à cause de l'absorption de la lumière par les poussières interstellaires, révélant ainsi les étapes clés de la formation des étoiles.

Quant aux rayonnements les plus énergétiques, comme les rayons X ou Gamma, ils sont pour la plupart absorbés par les molécules de l'atmosphère et n'atteignent pas le sol. Alors, pour scruter les événements les plus violents de l'univers, nous devons envoyer nos instruments dans l'espace.

Ces prothèses mécaniques nous permettent d'assister en direct à la mort des étoiles massives, qui prend forme dans une explosion cataclysmique, plus brillante qu'une galaxie toute entière. Nous découvrons de gigantesques jets de particules dans l'axe de rotation des pulsars, où la matière est éjectée à plus de la moitié de la vitesse de la lumière. Nous analysons en détail les éruptions solaires, responsables des aurores boréales et australes, et dont chaque panache gazeux projeté par notre astre pourrait à lui seul contenir plusieurs fois la Terre.

Les images qui nous parviennent de ces télescopes révèlent un univers d'une stupéfiante complexité, en constante évolution, mais surtout d'une extraordinaire beauté. Le résultat d'un long travail de traitement d'images, impliquant souvent de superposer l'invisible et le visible, rendant l'imperceptible perceptible, élevant les astronomes au rang d'artistes dont l'univers est la toile.

Mais alors, quel univers verrions-nous si nous pouvions balayer l'intégralité du spectre électromagnétique?

C'est la question que je vous propose d'explorer, à travers une série de GIF animés réalisés par votre serviteur (et pouvant être utilisés sans modération, vous avez ma permission ;p), à partir des images de l'excellent site Cool Cosmos.

La galerie se trouve ici: L'essentiel est invisible pour les yeux
Keep looking up! »
*des petits paquets d'énergie qui constituent la lumière au niveau fondamental

Lien vers l’article publié sur le site de Agence Science-Presse

lundi 9 septembre 2013

La pensée du lundi







« Devenez meilleurs, 
vous rendrez le monde meilleur.»

Ludwig Wittgenstein

dimanche 8 septembre 2013

Plaisir ou bonheur ?




Bonheur et bien-être: le contrôle de soi mènerait au bonheur

Article publié dans Huffington Post Québec, le 7 juillet 2013
BIQC  |  Par BIG
Publication: 05/07/2013 12:20 EDT  |  Mis à jour: 09/07/2013 08:11 EDT

En cette ère d’instantanéité, d’individualité et d’abondance, on a tendance à associer plaisir et bonheur.

De plus, chaque besoin et envie est désormais comblé facilement, comme par enchantement, grâce à des produits et services de toutes sortes, abordables et à proximité.

Or, selon ce que rapporte Top Santé, il serait peut-être faux de croire que la satisfaction du plaisir instantané mène directement au bonheur.

En fait, selon une étude en provenance de Chicago et publiée dans le Journal of Personality, plus un individu est capable de faire preuve de patience et de contrôle de soi, plus il serait proche de ce qu’on appelle le bonheur.

C’est après avoir observé et questionné 205 sujets adultes pour cette étude que les chercheurs ont constaté le lien évident existant entre l’épanouissement et le bonheur, et la capacité de se contrôler face à des envies, des besoins ou des désirs.

La patience et le plaisir d’anticipation seraient donc des vertus non négligeables dans la quête ultime du bonheur. Dommage qu’elles soient aussi en voie d’extinction...