samedi 6 juillet 2013

La pensée du jour





«Changer, c'est d'abord changer de point de vue.»

J.B. Pontalis

vendredi 5 juillet 2013

Au resto, oui aux menus moins salés !



Une initiative à saluer de la part de cette chaîne de restaurants !

Une tonne de sel en moins annuellement chez Pacini
Article signé Marie Allard publié dans La Presse le 4 juillet 2013

Une tonne de sel par an. C'est ce que Pacini s'apprête à enlever du menu de ses 26 restaurants. Cela équivaut à 24% du sodium actuellement utilisé dans ses sauces à pâtes et à pizza ainsi que dans ses vinaigrettes.
Frédérick St-Aubin, chef exécutif de Pacini, a orchestré ce changement dans le cadre du programme volontaire d'amélioration Melior. «Au départ, ça ne me tentait pas du tout, a-t-il admis à La Presse. C'est énorme, le sel, pour un chef.»

Le fournisseur de Pacini a d'abord eu la commande d'enlever 10%, 20% et 30% du sel de ses sauces, sans modifier la recette. Échec: ça n'avait pas bon goût. «On a décidé de revenir à l'authenticité, en retirant une bonne partie des ingrédients», a expliqué M. St-Aubin.

Le glutamate monosodique (un rehausseur de goût) est parti, comme plusieurs allergènes (soja, sulfites, blé, etc.). Même le porc haché, que certains clients évitent pour des raisons religieuses, a été retranché. «On a ensuite ajouté plus de tomates, plus de vin dans la sauce bolognaise, plus de carottes, d'oignons, on a grossi le grain de la viande hachée, a expliqué le chef. On prend de l'ail frais, plutôt que de l'ail en huile, pour plus de saveur.»

Au final, la sauce bolognaise de Pacini contient 210 mg de sodium de moins qu'avant. Ses 870 mg de sodium par portion équivalent à 38% du maximum tolérable qu'un adulte peut consommer par jour. Avec l'ancienne formulation, ce taux atteignait 47%... La sauce Napoletana, une simple sauce aux tomates et aux poivrons, a quant à elle perdu 42% de son sodium.
Les nouvelles recettes seront offertes graduellement, d'ici la fin du mois d'août. «On est très confiants», a dit M. St-Aubin. Pourtant, les pennes de blé entier, offertes par Pacini depuis l'automne dernier, ne sont choisies que par 2% des clients.

Pour lire la suite et en savoir plus :

jeudi 4 juillet 2013

Savons-nous identifier nos propres préjugés ?




Votre cerveau est-il trop rapide pour la science?
Article de Pascal Lapointe
publié sur le  site  Agence Science Presse
le 2 juillet 2013

Entre nos deux oreilles, deux systèmes se font la lutte: une pensée rapide et une pensée lente. Pourquoi échouons-nous (souvent) à communiquer la science? Pour ça.

Mais tout d’abord, une mise en perspective. Nous aimons nous vanter que nous sommes des animaux rationnels. Nous sommes fiers de notre capacité à départager le vrai du faux, merci à notre intelligence qui nous permet de réfléchir avant de juger. Vrai? Non, faux.

Si on se fie à ce que psychologie et neurologie décodent ces dernières années de notre matière grise, nous sommes non seulement dominés par nos émotions, mais surtout, notre cerveau ne se «branche» sur la réflexion rationnelle que lorsqu’il y est contraint et forcé.

C’est ça que veulent dire les expressions «pensées rapides» et «pensées lentes» qui forment la paire du livre du psychologue américain Dan Kahneman, Thinking Fast and Slow. La pensée rapide (ou le Système 1, pour les intimes) est constamment à l’oeuvre et nous conduit aux jugements les plus divers, à toute heure du jour et dans toutes les circonstances.
Par exemple. À la lecture de cette description, diriez-vous que Steve est bibliothécaire ou fermier ?
Steve est timide et introverti. Toujours prêt à donner un coup de main mais s’intéresse peu aux gens et au monde réel. Il est une personne qui a besoin d’ordre et de structure, et il a une passion pour le détail.

La majorité des gens répondront spontanément bibliothécaire —pensée rapide. Mais une réflexion ou une recherche —pensée lente— révéleraient que Steve a beaucoup plus de chances d’être fermier: en Amérique du Nord, il y a 15 à 20 fois plus d’hommes fermiers que d’hommes bibliothécaires.

Ne voyez pas dans ce jugement erroné un banal préjugé contre les agriculteurs: la formulation de la description est faite sur mesure pour vous manipuler —et ça marche, parce que c’est ainsi que fonctionne notre cerveau. C’est comme s’il aimait se faire manipuler. Notre cerveau choisit constamment le chemin le plus facile pour résoudre un problème. La loi du moindre effort, en quelque sorte.

Or, considérez ce que ça veut dire quand on songe aux difficultés à communiquer la science.

Un grand nombre de gens ne veulent tout simplement pas entendre parler de science, parce qu’elle leur semble compliquée. Et une des raisons pour lesquelles elle semble si compliquée, c'est parce que les réponses qu’offre la science depuis 5 siècles sont souvent contre-intuitives. Zéro pour le cerveau rapide.

Vous croyez que X (insérez ici le nom d’un enjeu scientifique) est dangereux pour la santé? Vous attrapez au vol tout texte qui confirme votre conviction et balayez tous les autres? Cerveau rapide. Vous analysez les faits qui vont à l’encontre de vos convictions? Cerveau lent.

Évidemment, personne n’aime admettre qu’il juge trop vite. C'est dur pour l’ego. Je serais donc curieux de savoir ce que vous pensez de ces arguments. Considérez cette citation de Kahneman (p. 14) pour lancer votre réflexion :
Notre confiance excessive en ce que nous croyons savoir. Notre apparente incapacité à accepter la pleine mesure de notre ignorance et de l’incertitude du monde dans lequel nous vivons. Nous sommes prompts à surestimer la quantité de ce que nous comprenons.

Est-ce que vous vous reconnaissez? Etes-vous sûr de pouvoir reconnaître vos propres préjugés?

Pour réagir à cet article et en savoir plus :



mercredi 3 juillet 2013

Décider ou l'art de l'immaîtrise



« Délaisse les grandes routes, emprunte les sentiers.»

Pythagore



L'art de la décision
Article publié dans Psychologies.com, juin 2013

Qu’est-ce qu’une bonne décision ? Celle qu’on ne regrette pas ? Qui fut longuement mûrie, réfléchie ? Méfions-nous de ces pistes rapides…

Décider, c’est trancher, et trancher demande du courage. Trancher relève de l’art, et non pas de la science. L’art de sauter dans le vide, de découper le réel au moment même du saut. Je démissionne ou pas ? Je vote ou je m’abstiens ? Je le quitte ou pas ? C’est précisément parce que ma réflexion ne suffit pas qu’il va me falloir le courage de trancher. J’ai eu beau peser le pour et le contre, mesurer tous les arguments, demander tous les conseils, cela ne suffit pas. Alors j’y vais ; j’y vais dans l’incertitude, malgré l’incertitude. 

« Le secret de l’action, c’est de s’y mettre », écrit joliment Alain pour nous donner des ailes. L’art de la décision se déploie toujours dans l’au-delà du savoir. Une décision fondée en raison, parfaitement justifiée dans une batterie de tableaux Excel, n’est pas une décision : c’est simplement un choix. « J’ai choisi » et « j’ai décidé » sont donc faussement synonymes. Choisir demande de l’intelligence, décider demande surtout de la volonté. De l’intelligence aussi, bien sûr, mais une intelligence qui ne suffit pas et se trouve secourue par notre volonté. C’est la thèse singulière de Descartes, si peu « cartésien » pour le coup : être humain, c’est compenser un entendement limité par une volonté infinie. Ce que nous avons en nous d’infini, ce que nous pouvons déployer sans limites, c’est la volonté, et non l’intelligence. Décider, c’est ainsi vouloir plus qu’on ne sait. À l’origine des plus belles aventures humaines, il y a toujours quelqu’un qui y est allé dans le doute, qui a voulu plus loin que ce qu’il savait ; il y a toujours une prise de risque. Si nous attendions d’être sûrs pour agir, nous n’agirions jamais. 

Mais la prise de risque n’est pas l’amour du risque, le sens du risque n’est pas l’amour du risque. Le téméraire aime le risque, il fonce sans réfléchir : c’est une tête brûlée, pas un décideur. Il est téméraire, et pas courageux. Le décideur cherche d’abord, par son intelligence, à réduire le risque, mais il sait très bien, en enfant de Descartes, que son entendement est limité et que le risque zéro n’existe pas. Le risque qui reste, il le prend en connaissance de cause. Il n’aime pas le risque, mais il aime « le risque qui reste ». Il n’a réduit le risque que pour mieux prendre « le risque qui reste ». Il n’est allé au bout du chemin de la raison que pour mieux oser le saut dans l’inconnu, dans l’avenir, dans le réel.

Belle leçon d’humanité : il faut marcher au bout du chemin de la raison pour oser se tenir devant ce qui la dépasse. Peut-être est-ce le véritable but de notre souci de maîtrise : oser l’« immaîtrise ».



mardi 2 juillet 2013

La mémoire bientôt restaurée ?




« L’oubli est la condition indispensable de la mémoire. »

Alfred Jarry


La mémoire bientôt restaurée ?
Article publié sur Gentside, le 1er juillet 2013

Des neuro-scientifiques de l'Université de Southern California, aux États-Unis, sont en train de développer une prothèse capable de restaurer la mémoire en remplaçant un circuit dans l'hippocampe, la partie du cerveau qui joue un rôle central dans la mémoire. Testée avec succès sur des rats et des singes, la prothèse va désormais être essayée sur les humains.

Theodore Berger, neuro-scientifique de l'Université de Southern California, est sur le point de faire une découverte qui pourrait chambouler bien des choses et révolutionner notre manière de penser au sens propre et physique du terme. Le chercheur a en effet mis au point une prothèse capable de remplacer un circuit de l'hippocampe. Cette structure du cerveau située dans le lobe temporal est entre autres responsable de la conversion de la mémoire à court terme en mémoire à long terme, explique Live Science. L'épilepsie et autres troubles neurologiques peuvent abîmer l'hippocampe et empêcher ainsi une personne atteinte de ne retenir de nouveaux souvenirs. 

Transfert de données entre cerveau et ordinateur 
L'invention que Berger et son équipe de chercheurs sont en train de développer pourrait remplacer un hippocampe endommagé ou même en stimuler un qui ne soit atteint d'aucun trouble. Cette minuscule électrode implantée dans l'hippocampe enregistre les signaux représentant la mémoire à court terme et les envoie ensuite à un ordinateur qui les transforme mathématiquement en mémoire à long terme. Ces souvenirs transformés en mémoire à long terme sont renvoyés à une seconde électrode qui stimule une autre zone de l'hippocampe.  

Des tests concluants  
Le but du dispositif n'est pas d'identifier les souvenirs individuels mais d'apprendre à les transformer en souvenir à long terme. L'équipe de Berger a d'ores et déjà testé l'électrode sur des rats entraînés à une simple tâche de mémorisation. A chaque rat équipé d'une prothèse étaient présentées deux (...)
Pour lire la suite :

lundi 1 juillet 2013

Le sourire du chat




« La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe. »

Jacques Prévert

dimanche 30 juin 2013

Le retour du beau temps




Mon bonheur du jour, c’est de voir le soleil ce matin et de souhaiter
 qu’il soit dans le ciel de tout le monde.

« Que le soleil est beau quand tout frais il se lève,
Comme une explosion nous lançant son bonjour ! »

Charles Baudelaire