samedi 13 juillet 2013

La citation du samedi








« Le bonheur vient de l'attention aux petites choses,
et le malheur de la négligence des petites choses. »
Liou – Hiang

vendredi 12 juillet 2013

Un sage à découvrir




Confucius, le premier professeur
Extraits d'un article publié dans Psychologies. com
Maîtres de vie

« Si tu vois quelqu’un qui se conduit bien, imite-le », disait Confucius.
« Mais si tu vois quelqu’un qui se conduit mal, cherche en toi en quoi tu l’imites », ajoutait-il ! Plutôt que de s’ériger en juge des autres (au nom de quelle supériorité ?), Confucius nous propose d’utiliser leurs erreurs pour faire notre propre examen de conscience et en tirer une amélioration personnelle. « Tout mon enseignement est tissé d’un seul fil, expliquait-il. Exigence envers soi-même, indulgence envers les autres. »

Confucius vivait dans l’ouest de la Chine il y a deux mille cinq cents ans. Mais il est un peu notre contemporain, car son époque agitée ressemble beaucoup à la nôtre, avec de grandes mutations technologiques, le renversement des repères moraux, l’émergence d’une nouvelle classe sociale : les lettrés… Dans ce chaos, l’acte fondamental de Confucius fut de créer la première école du monde ouverte à tous. Tout ce qui nous reste de lui en découle : “Les Entretiens familiers” (“Lunyu” en chinois ), un mince carnet transcrivant les réponses aux questions que lui posaient ses élèves. Voilà le socle sur lequel s’est constitué le meilleur de la morale chinoise : l’art de vivre entre êtres humains, dans la bienveillance et l’harmonie. Rien d’autre, et surtout pas de transcendance. A un disciple qui lui demandait : « Maître, est-ce que le ciel existe ? », Confucius répondait : « La terre est un fait. » Son objectif premier était de favoriser l’amélioration de la qualité humaine de chacun, seule façon d’augmenter finalement le bien de tous.

Pour lire l’article entier et connaître mieux ce sage philosophe :
http://www.psychologies.com/Culture/Philosophie-et-spiritualite/Maitres-de-vie/Confucius



jeudi 11 juillet 2013

Une pensée pour sourire




« Bienheureux les fêlés,
 car ils laissent passer la lumière. »
Judith Malina

mercredi 10 juillet 2013

Une phrase à méditer




« Le bonheur n'est pas chose aisée. 
Il est très difficile de le trouver en nous,
Il est impossible de le trouver ailleurs.»

Bouddha

mardi 9 juillet 2013

Après l'horreur, le mépris !



Je mets mon bonheur de côté ce matin, le temps de partager une saine colère.

Lac-Mégantic, ajouter l’insulte à l’injure
Chronique de Cédric Lizotte publiée dans MSN actualités, le 8 juillet 2013

« La tragédie de Lac-Mégantic laisse pratiquement tout le monde sans mot.
 (Tous, sauf peut-être Mathieu Bock-Côté, qui, probablement inspiré par cette photo apocalyptique, a cru bon d’invoquer l’intervention divine, ou quelque chose du genre.)
Et dimanche, la compagnie responsable de ce carnage s’est assurée de signifier son manque de respect profond, son désengagement, son je-m’en-foutisme envers les victimes.
Des morts. Des dizaines de disparus. Des blessés. Une ville paisible, un havre de paix, où les habitants permanents comme les propriétaires de chalet sur ce lac merveilleux - et ce mont merveilleux, le mont Mégantic, où se trouve, à mon goût, la plus belle piste de ski de fond du Québec – s’y trouvent pour sa beauté et sa simplicité, a été rasée, détruite, ravagée, comme si une bombe de 200 tonnes y avait été larguée.
La compagnie, la Montreal, Maine and Atlantic Railway, est montrée du doigt. Tous rappellent leur horrible bilan de sécurité. Tous s’indignent de l’absence d’un conducteur – ou même d’une quelconque présence humaine – sur ce train. Ce train fantôme de la mort.
Tous ceux qui connaissent, de près ou de loin, cette petite ville ont les victimes à cœur. Un groupe Facebook d’entraide a été lancé. On continue d'offrir des dons à la Croix-Rouge. La population, en temps de crise, se serre les coudes.
Et puis voilà que dimanche, la MMA Railway a ajouté l’insulte à l’injure.
Dans un communiqué de presse visant – probablement – à réconforter les gens, la MMA Railway a offensé le Québec en entier.
Dans un communiqué de presse incompréhensible , qui semble avoir été traduit à l’aide de Google Translate, parsemé d’erreurs de grammaire française, la MMA Railway a, par la bande, laissé le message sous-entendu qu’elle avait chacune des victimes de cette tragédie – et probablement tout le Québec – dans le derrière.
(Note: le communiqué a depuis été retiré, mais j'en avais sauvegardé une copie: Téléchargement 152339327-MMA-7-7-2013-Press-Release-French-pdf.)
Les italiques sont les miens.
« On nous avise que les feux soient grandement éteints et il semble que le brigade de sapeurs-pompiers finira cette partie de leur tâche bientôt. »
« Le personnel MMA n'ont pas été en mesure d'entrer à poursuivre leur enquête sur la cause et à planifier les opérations de récupération. »
« Il ya une douzaine de représentants MMA à portée de main dans Lac- Mégantic, avec plus d'arriver continuellement. »
« MMA a été en contact avec les organismes de secours de la Croix-Rouge locale et d'offrir son aide en fournissant hébergement, la nourriture et d'autres nécessités, et est prêt à faire face en tête-à-tête avec les résidents pour répondre à leurs besoins. »
Le manque de respect envers chacune des victimes de cette tragédie donnent la chair de poule.
La cerise sur le sundae :
« Alors que l'enquête publique de la cause de l'accident a largement empêché MMA de terminer sa propre enquête, un fait qui a émergé est la locomotive du train de pétrole garé à la Station Nantes a été fermé ultérieur au départ de l'ingénieur qui avait manipulé le train de Farnham, qui a pu avoir eu comme conséquence la libération des freins à air sur la locomotive qui jugeait le train en place. »
Je suis bouche-bée.
Mise à jour: Le site web en français de la MMA a été défiguré par des pirates, lundi matin. Regardez:  Voir cette photo


http://www.latetedanslaune.ca/2013/07/lac-mégantic-ajouter-linsulte-à-linjure.html




lundi 8 juillet 2013

Une phrase à méditer





« Nous sommes des aveugles dans un palais de lumières. »
Christian Bobin

dimanche 7 juillet 2013

Une question qui dérange




Ce matin, une question qui ne cesse de me préoccuper, probablement parce que je continue de manger de la viande avec plaisir au moins une fois par jour. Un article qui fait réfléchir.

Peut-on manger des animaux ?
Chronique de Louis Cornellier publiée dans Le Devoir, le 6 juillet 2013

« Comme la plupart d’entre vous, je mange de la viande. J’aimerais disposer d’arguments irréfutables pour justifier cette conduite sur le plan éthique. Or, je n’en ai pas. Aussi, les thèses défendues par les végétariens éthiques m’ébranlent. Par les temps qui courent, ces derniers s’expriment haut et fort pour nous convaincre d’en finir avec notre culture de carnivores, qu’ils assimilent à un scandale éthique. En avril 2011, le magazine Marianne constatait déjà « l’inflation de livres sur l’éthique animale ».

Le dernier en date s’intitule Les animaux aussi ont des droits et se compose d’entretiens de fond avec Boris Cyrulnik, Élisabeth de Fontenay et Peter Singer, réalisés par la journaliste Karine Lou Matignon avec la collaboration de l’ornithologue David Rosane. « Le souci de la condition animale, écrit la journaliste, bien qu’il soit présent dans la pensée et les débats des hommes depuis des millénaires, s’impose désormais avec une nouvelle vigueur. » Cet ouvrage substantiel en constitue une preuve supplémentaire et nourrit vigoureusement la réflexion.

On peut lui reprocher, toutefois, de ne pas vraiment présenter les deux côtés de la médaille. Les trois intervenants s’opposent sur certains éléments, mais s’entendent pour critiquer durement le traitement que notre monde réserve aux animaux. Inviter à la table un Dominique Lestel, auteur d’une récente Apologie du carnivore (Fayard, 2011), ou un Jean-Pierre Digard, un anthropologue très critique des mouvements animalistes, aurait ajouté du sel à la discussion.

Le critère de la souffrance
Utilitariste, le célèbre philosophe Peter Singer affirme que, « lorsqu’on a affaire à un choix, c’est l’action qui produit le plus grand surplus net de bonheur et de plaisir et le moins de souffrance et de misère que nous devons choisir ». On pourrait en conclure que, puisque manger de la viande fait le bonheur de bien des humains, ce comportement va de soi. Or, ce serait oublier que, pour Singer, ainsi que le résume Matignon, « l’être humain a pour obligation morale d’étendre la communauté éthique à tous les animaux susceptibles de souffrir ».

Ce ne sont donc plus que notre bonheur et notre souffrance qui sont dans la balance. Étant donné que certains animaux ont une conscience et peuvent ressentir de la douleur, il importe de considérer leurs intérêts aussi. Singer va même très loin en affirmant qu’entre la vie d’un animal « capable de jouir de sa vie » et celle d’un humain quasi-légume, la première a plus de valeur. Ce penseur australien appartient au camp des « abolitionnistes », un mouvement qui prône le végétalisme radical et n’accepte les recherches sur les animaux qu’en cas d’absolue nécessité (pour sauver des vies humaines).

La philosophe française Élisabeth de Fontenay rejette ce radicalisme antispécisme, qu’elle assimile à un antihumanisme. Elle reconnaît une « continuité entre l’homme et l’animal », mais soutient que la culture du premier le place au-dessus du second. Cette position, cependant, s’accompagne de devoirs par rapport aux animaux « conscients et sensibles » (notamment les singes, les animaux d’élevage, les chiens et les chats).

Ambivalente quant au végétalisme, la philosophe se prononce toutefois clairement pour « la désindustrialisation de l’élevage et de l’abattage » et, surtout, pour l’approfondissement de « la confrontation à cette énigme ontologique qu’est la présence animale » puisque « celui qui ne s’aperçoit pas et ne s’émeut pas de la vulnérabilité de ces vies nues ne me semble pas tout à fait un humain digne de ce nom ». Riche et profonde, la réflexion d’Élisabeth de Fontenay est le moment fort de cet ouvrage.

De l’entretien avec le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, qui se définit comme un « archéo-humain » parce qu’il n’est pas encore végétarien, il ressort essentiellement cette idée qu’il faut mieux faire connaître l’univers animal parce que « plus nous découvrirons et accepterons l’existence d’un monde mental sophistiqué chez les animaux - et l’éthologie ne cesse d’en apporter les preuves -, plus notre empathie va nous contraindre à ne plus faire n’importe quoi avec eux ».

Les conséquences de nos choix
Tous, ou presque, seront d’accord avec cette idée. Il reste, ensuite, à déterminer les limites de cette empathie et à évaluer les conséquences de nos choix. Le philosophe Dominique Lestel s’oppose à l’élevage industriel, mais se fait l’apologiste des carnivores et relève les contradictions du végétalisme éthique. Ce dernier, explique-t-il, refuse le spécisme, qu’il assimile au racisme, mais, ce faisant, il refait de l’homme un être d’exception, capable, contrairement aux animaux, de s’imposer des interdits moraux. Le carnivore, selon Lestel, en tuant lui aussi pour se nourrir, serait plus proche des animaux que les végétariens ne le sont.

En décembre 1995, dans la revue Esprit, André Comte-Sponville formule une objection à ce raisonnement. « On dira, écrit-il, que la nature nous a faits omnivores. Elle nous a faits omnivores, mais elle nous a faits aussi assassins et menteurs, et ce n’est pas une objection contre le respect de la vie ou de la vérité. Puis, sans aller jusqu’à changer notre régime alimentaire, nous pourrions au moins offrir aux bêtes qui nous nourrissent des conditions de vie et de mort qui ne soient pas à ce point atroces qu’elles dégradent l’idée même que l’on se fait de l’humanité, et le respect qu’on lui doit. » Lestel, d’ailleurs, ne dit pas vraiment autre chose.

Ne plus manger de viande, enfin, n’aurait-il pas pour résultat, comme le suggère le philosophe anglais Richard Hare, la disparition des animaux d’élevage ? C’est le prix à payer pour la fin de l’esclavage animal, admettent les abolitionnistes. Est-il si sûr, pourtant, demande le philosophe français Ruwen Ogien, que pas de vie du tout vaut mieux qu’une vie brève et peut-être pénible ? Ce qui est certain, en tout cas, c’est que toutes ces considérations rendent les barbecues plus troublants. »

http://www.ledevoir.com/culture/livres/382185/peut-on-manger-des-animaux